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 Puisqu'il faut en arriver là... [Flashback Phoebe]

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Coeos
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MessageSujet: Puisqu'il faut en arriver là... [Flashback Phoebe]   Jeu 21 Juil - 21:42

Je ressens mon coeur, il bat de nouveau. J'ai traversé chacun des domaines depuis la salle de Theos Sema, personne ne m'a arrêté, les lieux sont encore vide, résonnant d'une amer mélodie. Mon temple lui même est étrange, sur ses fondations j'entends son chant. Celui de la haine, mais également celui des remords, des regrets. Il semble se déformer, aussi beau qu'il puisse être il se déforme à l'instar de mon visage lorsqu'il entend le mot "Zeus" ou "Olympe". Combien de temps encore cela va t il duré? Depuis tout ces millénaires nous ne pouvions tenir notre vengeance, mais aujourd'hui l'omniscient ne peut savoir, l'omnipotent ne peut violer ce lieu. Car c'est au plus profond des enfers que je vais forger mon ultime vengeance. Ressens ô mon neveu, ton cœur se serrer en sentant les vibrations de ce que les humains nomment cosmos? Mon dunamis ne vit que pour te détruire, mon ichor ne coule dans mes veines que pour me venger.

Depuis mon retour je n'ai pas prit le temps de revoir ma bien aimée, la laissant errer alors que j'en ai ressentis son aura. Mais je ne peux être détourné de mon but, de ma mission. Dans ce temple au centre duquel se trouve une gigantesque forge à ciel ouvert. Il n'y a ni douceur ni complaisance dans ce lieu. Seulement de la fonctionnalité car au dessus de la pierre et du marbre gronde de nouveau l'orage noir qui emplit mon domaine. Nulle lumière ne vient jusqu'à moi, aucun rayon, tu nous a condamné à l'exil, tu as condamné notre famille pour la faute d'un seul. Tu m'a prit ma femme, et violé nos enfants. Bâtard divin je ne te pardonnerai pas, d'avoir touché ma femme, violenter mes filles, détruit notre monde. Désormais Hadès règne en maître et je ris de te voir obligé de relâcher nos sceaux alors que ta précieuse fille est en danger. Je vais t'apprendre le sens du mot souffrance, toi montagne d’orgueil je vais te faire souffrir, je vais t'arracher tout ce à quoi tu tiens, je vais faire sombrer tes illusions dans le néant et je vais te regarder te décomposer peu à peu sous mes yeux triomphants.

La seule lumière de la pièce est ce feu éternel qui me sert de forge, la prison dans laquelle tu nous a plongé sera le lieu de la renaissance, et depuis ton trône d'or et d'ivoire tu chutera, plus bas encore que là où je me trouve; Toi le voleur, le profiteur, je vais t'abattre de toute la froideur de mon âme en faisant battre mon cœur au rythme de cette forge millénaire.

J'attrape mon marteau, j'ai déjà mis les métaux à chauffer, ma Sôma recouvre mon corps en faisant un monstre de noirceur. L'amour peut il encore m'atteindre? La douceur et la tendresse font ils encore partis de mon vocabulaire... Phoebé, c'est pour toi que je forge, pour nos enfants, nos si belles filles. Aujourd'hui je vais faire sortir de ces flammes, de quoi tuer un Dieu...

Et le premier coup s'abat, il s'enclenche avec le rythme de mon cœur, mes cheveux relâchés retiennent les gouttes de sueur qui vont tomber sur mon corps. Mes yeux ne voient que le métal, je ne suis qu'une ombre parmi les ombres. Prend garde Zeus, ton avenir est désormais compté...

Et je ne t'entends pas arriver, je n'entends plus rien si ce n'est le son du métal, mon esprit ne devient que métal, les braises chauffes, les flammes dansent devant moi, je manie le feu forgeron, le feu animal et le métal crépite à mon contact. Je suis un scientifique, mais mon corps, ma musculature, je ne suis pas qu'une simple tête, chacun de mes muscle a apprit à forger, à combattre, à tuer... et c'est mon être que je met dans cette création.
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Phoebe
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MessageSujet: Re: Puisqu'il faut en arriver là... [Flashback Phoebe]   Ven 22 Juil - 14:34

Retourner chez soi, retrouver le bonheur de son foyer… Voilà l’idée qui habitait mon cœur au moment où je quittais les cinq pics de Rozan, y avant croisé une guerrière de haut rang du dieu de la Foudre, et par la même occasion mon jeune frère Typhon. Il n’avait pas changé, il demeurait toujours aussi manipulateur, vil et fourbe, aspirant malgré tout à attaquer le camp de Zeus de l’intérieur… Il m’avait confié des choses intéressantes, et c’était avec ces informations que je m’en retournais au Cronos Labyrinthos. Lors de mon entrevue avec Tiamat/Typhon, j’avais eu la vision du retour d’Hypérion, et également celle de mon époux, Coeos. Mon instinct m’avait également avertie qu’ils seraient eux-mêmes suivis par la réincarnation de ma Sœur Mnémosyne et de mon frère Crios. Voilà des bonnes nouvelles pour notre camp, mais c’était avec une certaine appréhension que je désirais découvrir si ces prédictions s’étaient réalisées. Mon cosmos pouvait déjà être perceptible au-delà des Remparts, il me permit de franchir aisément le passage dimensionnel menant au domaine régit par Chronos et Rhéa. Mon réflexe fut d’observer immédiatement le Ciel… J’avais en quelque sorte inauguré le Theos Sêma, et je pouvais également y voir les emblèmes d’Hypérion et de Coeos… Quel bonheur ! Mon cœur battait à la chamade. Toujours en lévitant, je joignis mes mains, je fermai mes yeux émus, et je déclarai à voix haute :

« Merci… »

Je sentais déjà d’ici le cosmos de mon époux, toute mon attention était focalisée sur lui… Les yeux larmoyants de joie, je filai telle une comète, laissant derrière moi des traces de cosmos sélénite. Quelque chose me semblait toutefois étrange… L’énergie que libérait mon époux était teintée de fureur, de haine, de colère… Je m’en étais allée avant sa réincarnation, peut-être en était-il furieux ! Mon échine se crispa. Je poursuivis malgré tout ma route aérienne. Je ne devais pas me montrer faible face à Coeos, fut-il aussi enragé qu’une furie. Effectuant un gracieux mouvement de la main, j’envoyai une vague douce de mon cosmos d’ébène en direction de son domaine… La Plaine Foudroyée… Je voulais être sûre qu’il m’ait reconnue. Mon bonheur était intense, mais la peur et l’appréhension m’envahissaient peu à peu… Depuis la Titanomachie, j’avoue redouter le pouvoir de la foudre, si bien qu’une fois arrivée dans le domaine gardé par mon époux, un frisson me parcourut. La danse des éclairs dans la Voûte Céleste était magnifique, impressionnante et effroyable. Je posai pied à terre. Bien que vêtue de ma Sôma protectrice, j’appréhendais énormément le court chemin à parcourir en direction du Temple… Pour me donner courage, je murmurai :

« Tu n’as pas à avoir peur. Aie confiance. »

C’était également ce que me soufflait la Terre, d’où je tirais mes prédictions. Elle me murmurait que j’étais la bienvenue et que je n’avais rien à craindre. J’aurais volontiers dressé un bouclier psychique, or c’eut été un affront fait à mon mari. Pourquoi s’en prendrait-il à moi ? Je souris, approchant des portes du Temple. J’y accolai mon oreille, et je pus distinguer le bruit lourd et retentissant d’un marteau s’abattant sur une enclume furieuse, mordue par des flammes. S’était-il mis à l’œuvre ? Afin de ne pas déranger le divin Coeos dans sa tâche, je glissai mon cosmos dans les micro-orifices des portes, ainsi que par le sol pour éviter les frottements. Je les ouvrai ainsi mentalement et silencieusement… L’air était chaud, les coups de marteaux se faisaient plus forts alors que je m’approchais en gravitant. Coeos était concentré dans son œuvre, il était un Créateur et une nouvelle invention lui était sans doute apparue… C’était une arme furieuse qu’il forgeait avec hargne et conviction… L’âme de cette arme serait avide de sang et vengeresse, je le sentais… Je m’arrêtai à quelques mètres de l’artiste, l’observant dans son labeur… Les flammes de la forge jetaient sur moi une lueur dorée, je semblais avoir pris de la couleur. Mes yeux rougeoyaient encore plus que celles du fourneau… Timidement, la voix masquée par les coups de marteau, j’appelai mon époux :

« Coeos… Mon amour… »

Je m’approchai alors un peu plus. Mes cheveux noirs voletaient derrière moi, pour une fois ils étaient détachés… Je n’osai pas l’appeler une seconde fois, de peur de le déranger dans son labeur. Ce qu’il inventait était toujours fabuleux, mais je ne sentais rien de bon dans ce qui allait résulter de ce travail manuel… Mon cœur se serra, devinant ce à quoi Coeos pensait… J’avais remarqué les déformations physiques de son Temple, il était courroucé et blessé. Bien que je le connaisse bien, je ne sus que faire… Je baissai tristement la tête, les yeux emplis de larmes… Que j’aurais aimé le soulager ! Lentement, j’exécutai un demi-tour afin d’essuyer mes larmes, le savoir ainsi me faisait de la peine, et je ne voulais pas lui en causer d’avantage… Devrais-je quitter les lieux ?
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Coeos
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MessageSujet: Re: Puisqu'il faut en arriver là... [Flashback Phoebe]   Mer 27 Juil - 18:17

Le bruit, l'enclume, les flammes, la chaleur, le feu, la couleur, la colère, la haine, cela supplante Coeos. Le Titan qui forge, qui broie le métal de ses propres mains et qui pense qui pense au même rythme que son coeur mains, que ses mains forgent. Il pense à demain, à la destruction, il pense que son souhait peut se réaliser. Que sa vengeance peut être complète. Mais il lui faut du temps, beaucoup de temps pour travailler le métal, pour plier l'orichalque à sa volonté, pour lui insuffler de l'ichor et son propre dunamis.
Mais il n'en n'est pas encore là. Pour le moment il ne fait que forger, se sont ses propres rapières qu'il a plongé dans les flammes, car il veut fusionner, il veut que son cœur batte de nouveau à l'unisson avec sa sôma, pour qu'il puisse redevenir le titan qu'il était, pour qu'il puisse de nouveau se battre. Mais pas sans un plan, pas sans stratégie, chaque geste qu'il fait, chaque battement de son cœur semble être planifié à l'avance minutieux préparé, partition sans faille d'un génie d'exception. Car même aux yeux des Dieux c'est ce qu'est Coeos, un génie, après tout son nom lui même signifie "Celui qui Sait". Coeos le libre penseur, à chaque coup de marteau il revoit ses filles, il revoit le champ de bataille, il ne peut en détourner le regard.

Et pourtant il entend une porte, il sent un courant d'air qui vient perturber ses flammes, il le ressens à peine, son dunamis vient compenser le vent qui s'est créé, il continue de battre le métal, l'ichor lui répond, il se plie à sa volonté, il est l'esclave d'un maître savant. Il n’entend que ses propres pensées, les propres voix de son esprits qui lui rappel la faute qu'il a commise. C'est lui qui a inventé le foudre, par l'intermédiaire de la trahison de l'un des leur, le foudre lui a prit ses filles, il a emprisonné sa femme. Coeos ne peut plus reculer et alors qu'il n'entend pas Phoebe l'appeler, il sort de l'abysse rougeoyant ses rapières. Il appel à lui sa sôma qui vient recouvrir son corps, et enfin d'un geste franc il arme les rapières encore brulante sur sa sôma et directement sur sa peau. Il ne pousse aucun cri, il reste là regardant son œuvre prendre forme sur sa propre chair qui fond au contact de la chaleur et pourtant il ne l'enlève pas. Oh il souffre comme n'importe qui aurait souffert, mais il tient, il laisse la magie de l'ichor, du dunamis et de l'orichalque combiner agir, il souffre, mais il prouve ainsi une partie de sa rédemption. Deux rapière, une pour chacune des ses filles qu'on lui a ôté et sur chaque lame il grave de son ichor le nom de l'une d'elle.

C'est alors qu'il aperçoit Phoebe, Phoebe tremblante, pleine de larmes, de tristesse. Il est surprit, il ne l'a pas entendu arriver. Il s'approche d'elle, doucement. ses chairs se reforment. Il garde sa bien aimée, il semble analyser mais il ne comprend pas. Il soulève enfin le menton de celle qui partagea sa vie et son immortalité, sa sœur, sa femme, son amante, la mère de ses enfants. Il ne prononce alors que ces mots en lui essuyant ses larmes de sa main dont la chair sent encore le brulé.

"Quelle est donc la raison de tes larmes ma tendre épouse? Je suis de retour en ce monde, je reviens à la vie et je forge notre futur. Pourquoi tant de larme pourquoi tant de tristesse alors que s'ouvre devant nous un rouge de renouveau?"

Coeos la regarde, il ne peut sourire, mais dans ses yeux se lisent une infinie tendresse pour celle qu'il aima autrefois et qu'il aime toujours.
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Phoebe
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MessageSujet: Re: Puisqu'il faut en arriver là... [Flashback Phoebe]   Jeu 28 Juil - 14:35

J’étais envahie par un diable doute… Devais-je partir ? Coeos était bien trop pris dans son travail, il ne m’avait toujours pas remarquée… Je rassemblai mes mains, telle une femme en pleine prière, oui j’espérais que mon époux n’engendrerait pas une arme maléfique, c’était ce que je désirais au fond de mon cœur. Pourtant, cet espoir s’effritait à cause du marteau qui frappait furieusement sur l’enclume, ô mon époux je ressentais ton mal et ta colère… Je redoutais qu’il se transformât en monstre, un monstre vengeur incontrôlable… Mon cœur se serrait à cette pensée, mes mains se crispaient l’une sur l’autre… Mes yeux rouges traduisaient ma détresse et ma tristesse, mon cosmos ténébreux commençait à m’entourer, tel un cocon d’ébène, où brillaient çà et là quelques lueurs argentées. Oui, j’irais m’en retourner dans mon Temple. La Nuit où je vivais ordinairement viendrait me consoler… A moins que Coeos ne vienne à ma rencontre… Baignée et perdue dans mon cosmos, j’entendais des pas… Etait-ce lui ? Je sentis son regard se poser sur moi, puis sa main brûlante soulever mon menton, et son autre main essuyer mes lourdes larmes. Il me questionna sur la raison de ces pleurs, de cette tristesse que j’affichais… Mes sourcils se froncèrent, ses mains sentaient encore la chair brûlée… J’en étais presque dégoûtée… Et pourtant, j’accueillais volontiers sa tendresse, je pris dans mes mains celle qui soutenait mon menton, avant de m’approcher de mon époux. Quelques larmes y tombèrent, je mis un certain temps avant de répondre :

« Alors c’est un bien triste futur que tu forges… Je sais pourquoi tu as forgé ces armes, mais également pour qui et dans quel but… Ta souffrance en temps que Père n’a d’égale que celle que j’éprouve en temps que Mère… Car je suis celle quia eu l’honneur de porter et d’enfanter nos filles, nos si jolies petites Léto et Astéria… »

Entendre leurs noms dut causer une grande douleur à mon époux… Je vins me blottir contre lui, posant mes mains sur son torse fort. Mes yeux s’intéressaient aux rapières forgées par Coeos, qui reposaient sur ses flancs, encore brillantes et brûlantes. Je pus y distinguer les noms de nos enfants parties trop tôt… Je me retirai silencieusement, tendant mes bras, les paumes tournées vers le Ciel… Mon cosmos se concentra dans ma main gauche, de ma main droite je tirai de cet étrange fourreau un Fauchon, une réplique parfaite de ma Sôma, que je fis tournoyer un moment. La lame fendait l’air mélodieusement… J’adoptai ensuite une garde en quinte inversée, puis je m’exprimai, d’une voix grave :

« La Rapière… Une arme d’estoc… Idéale pour empaler un cœur trop mal défendu par une garde maladroite…Ton arme est faite pour tuer avec précision alors que la mienne, plus courte et plus lourde, et dotée d’un seul tranchant fort aigu et d’une partie non polie qui me permet d’effectuer des revers incomparables… Oui, une arme décidément polyvalente comme une épée, mais forte comme une hache… Mère nous a confié ces Sôma différentes car nos personnalités sont différentes… Moi, je suis plus une protectrice, j’opte pour la défense alors que toi, Coeos, tu es belliqueux et revanchard… »

Je baissai ma garde, mon Fauchon disparut rapidement. Mes larmes avaient cessé de couler mais mon visage reflétait toujours cette expression de gène, de mal-être… De nouveau, je me rapprochai de mon époux, enroulant mes bras autour de lui. J’écoutais son cœur battre, il battait régulièrement et drôlement fort… Je levai la tête, puis je caressai ses joues. Mon sourire et mes yeux étaient tristes, il valait sans doute mieux qu’il sache pourquoi… J’ajoutai alors :

« Mon éternel amour, je comprends ta douleur plus que quiconque… Mais crois-tu que nos bien-aimés enfants apprécieraient que nous provoquions une guerre pour les venger ? La violence des hommes et des Dieux les a marquées, accepteraient-elles que leurs parents tombent de nouveau, bien que ce fût pour elles ? Nos filles ne sont point des guerrières, elles ont toujours été douces et bienveillantes. C’est cette stupide violence qui nous les a enlevées, et ce n’est pas la violence qui nous les rendra. Tu as inscrit leurs noms sur tes lames, sur ces lames dont l’âme est constituée de haine et de colère… Or leurs cœurs ne sont pas autant emplis de ces sentiments, nos filles sont trop aimantes… Tu n'es point coupable de ce qui leur est arrivé, la responsable est la bestialité primitive des Dieux, la violence et la cruauté en font partie. Alors je t'en supplie… »

Mes larmes se remirent à couler… Je m'exclamai alors :

« Ne deviens pas comme les Olympiens ! »
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Coeos
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MessageSujet: Re: Puisqu'il faut en arriver là... [Flashback Phoebe]   Ven 29 Juil - 16:44

Quelle douceur Phoebe, mon épouse tendre et fidèle, je ressens tes mains atour de la mienne, la prendre tel un cocon protecteur pour que ma colère se calme, pour que ma folie cesse. Hélas mon esprit est déjà tellement malade, tellement décomposé comment pourrais je le structurer à nouveau alors que je ne sais que des flammes ou de moi même dévore l'autre? Je n'affiche aucune tristesse, aucune peur, aucun mal. Mais alors que tu me parles tu prononces les noms de nos enfants. Je peux les graver je peux les penser, je peux les louer. Mais malgré tout le temps qui est passé je ne peux les entendre. Mon visage se crispe, il semble se tordre d'une douleur sans nom. Tu es pourtant là devant moi, mais même si c'est toi, leur mère, qui prononce leurs noms je ne peux les entendre.
Tu viens te blottir contre moi pour ne pas que je m'échappe, pour faire de tes bras la prison d'un corps dont l'esprit revient peu à peu grâce à l'odeur de ton parfum, aux formes de ton corps que mes mains parcourent et alors mes lèvres trouvent le chemin de ton oreille pour te murmurer quelques mots...


"Naturellement que tu le sais, ô Phoebe mon épouse. Mais tu ne dois pas pleurer pour ceux dont l'heure est venue. Car nos larmes ne nous rendrons pas ce que nous avons perdu. Tu as enfanté des êtres que je chérissais plus que tout en ce monde, je ne peux laisser les violences qui leur ont été faites, impunies."

D'un geste tendre je passe ma main dans tes cheveux, je vois ton arme, ta Sôma forgée par notre mère. Fauchon, arme par excellence, que veux tu faire Phoebe? Que veux tu me prouver en faisant cela...

"Tu es ma femme, défendant noblement la cause de notre peuple et des nôtres disparu. Ma rapière visera le cœur de ceux qui nous ont accordés ce châtiment. Mère savait, elle connaissait nos cœurs, nos faiblesses et nos forces, bientôt viendra le temps pour nous de nous relever. Je ne peux me morfondre sur le passé..."

Je sens tes mains qui redécouvrent mon visage, mes joues, des mienne ne coule aucun larme, seule la sueur et les cendres maculent encore mon visage. Tes mains essuient la souillure de mon corps, me formant un masque entre le noir du démon et le blanc du titan que je suis. Mon visage semble se tordre avec les lignes que tu dessines dessus. Ne cherche pas à me rendre le visage souriant que j'avais, je n'y arriverai pas, pas comme ça.
Je me détachais d'elle la regardant, je ne la comprenait pas, ses propos, tout. Pourquoi n'est elle pas fière de moi? Pourquoi ne m'encourage t elle pas? Pourquoi ne veut elle pas voir le sang couler? Je retiens ma rancœur, je retiens ma colère, je ne veux pas lui faire de mal, car mon amour dépasse l'entendement...


"Crois tu que toute leur douceur et leur bienveillance les ont sauvés?! Si c'était le cas elles seraient avec nous, aujourd'hui. Je ne demande pas à nos frères et sœurs de me suivre. Je ne suis pas l'égoïsme de Cronos. J'affronterai le paria seul. (après quelques secondes) Point coupable... point coupable?..."

S'en est trop, Phoebe, qu'essaie tu de faire à minimiser mes fautes. j'hurle d'une rage sans nom, dévastant tout ce qui se trouve sur mon passage, siège, table, rien ne me résiste tout vole, tout se perd, tout disparait. Mon marteau est éjecté et se brise en mille morceau sous l'impact de mon coup.

"COMMENT OSES TU? Minimiser mes fautes?! Minimiser mes péchés?! Pourquoi ne m'en veux tu pas?! Pourquoi ne me détestes tu pas?! Pourquoi est ce que tu ne me hais pas?! Moi qui ai forgé l'arme qui nous a fait courir à notre perte! A cause de moi nos filles nous ont été prises, violenté par le roi des olympiens! Déteste moi! Haïs moi! Repousse moi! Refuse moi ton amour et ta tendresse! OUBLIES MOI!"

Tellement de rage, de colère, alors que je crache ces mots, tel un venin dont je n'ai pas conscience. Contre moi même, contre toi. Je veux me détruire, je veux que dans mon ichor coule un poison éternel. Je veux souffrir pour mes fautes mais avant je veux faire souffrir, je veux détester, je veux haïr, je veux tuer. Je pleure, je pleure des larmes sèche d'un chagrin trop longtemps refoulé. Ma colère s'évapore dans les flammes de la forge qui se sont éteintes d'un seul revers de ma main. J'enfouis mon visage dans mes bras, je hurles et au dessus du temple se déchaine le foudre noir. Les éclairs, le tonnerre, j'en suis le maître. Ma sôma quitte mon corps et ne reste dans mes mains que mes deux rapières. Il brule dans mon corps une haine sans nom, je me détruis peu à peu, peu à peu mon cœur se suicide. Ô millénaires acides de mon immortalité je vous hais et pourtant à travers les cris deux noms retentissent...

"Léto... Astéria... je suis... désolé..."
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Phoebe
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MessageSujet: Re: Puisqu'il faut en arriver là... [Flashback Phoebe]   Ven 29 Juil - 20:12

Mes larmes s’étaient remises à couler… Pourquoi ? Parce que je ressentais un mal-être profond aussi bien en moi qu’au fond de Coeos… Car ce n’était plus le même Coeos qui me faisait face, c’était un Titan désespéré, enfermé dans un passé malsain… La tendresse qui l’anime est teintée de sang, ce sang a une odeur atroce de haine et de guerre… Il avait banni la bienveillance de son existence, seule comptait celle qu’il avait à mon égard et l’amour exacerbé qu’il portait à nos filles. Je dus admettre que je me sentais quelque peu exclue de sa vengeance, en temps qu’époux il aurait pu laver mon honneur, en forgeant une lame portant mon nom… Je n’en dis rien, cela n’aurait fait qu’accroître son désespoir. Sa colère montait effectivement en flèche, son inhumanité m’énervait moi aussi… Mes larmes avaient cessé de couler, alors que je recevais sans rien dire ses paroles blessantes. Je soutenais son regard, j’étais devenue froide, il s’était éloigné de moi… En cet instant, j’avais choisi de ne plus ressentir ni pitié ni compassion, alors que mon époux me faisait une scène, se croyant coupable d’un acte qu’il n’avait pas commis, s’en rendant fou à lier… Il se mit à hurler, le Temple en vibra, le tonnerre gronda tout aussi furieusement. J’entendis mon alliée la Terre me crier « Prudence », je tirai deux Fauchon afin de fendre les éclats du mobilier et du matériel pulvérisés par la rage de Coeos. Et voilà que maintenant j’étais moi aussi coupable de l’aimer, d’éprouver de l’affection pour lui. Il m’ordonna ensuite de l’oublier, j’eus un haut-le-cœur… Le feu de la forge s’éteignit, tout comme le peu d’émotions qui demeuraient en moi… Entre deux cris, je déclarai froidement :

« Coeos. »

En vain… Sa Sôma s’était ôtée de son corps, il avait gardé en main les deux lames fraîchement forgées… Moi, je me tenais derrière lui, mes Fauchons en main, je n’existais plus en cet instant, j’étais redevenue une nuit noire et dangereuse… Mon visage avait perdu toute expression, mes deux lames hurlaient… Ma Sôma avait une âme, plus guerrière que la mienne, mais tout aussi intelligente. J’observai indifféremment le malheureux Titan qui se lamentait, implorant vainement un pardon inutile. Mes yeux rubis se braquèrent sur la forge, je m’y avançai avant de planter avec puissance mon Fauchon dans le cœur du fourneau, une inscription y apparut : « Phoebe ». Je l’avais volontairement planté ici, afin que, lorsque Coeos rallumera le feu furieux de sa forge, il la consumerait, il consumerait mon nom dans des flammes noires comme la Nuit, oui, comme la Nuit dans laquelle je vivais et vivrais… Je voulais marquer ces lieux de mon empreinte, en réponse à ses paroles. Puis, en silence, le cœur déchiré, je me dirigeai calmement vers mon époux… Silencieusement, je posai un genou à terre derrière lui. Avec précision, je glissai mon Fauchon sous son cou tendre et nu. J’approchai ma bouche de son oreille, je m’exprimai froidement :

« Tu n’as aucun ordre à me donner. Je décide moi-même de qui j’aime, mais également de qui je déteste… Pour qui te prends-tu, et pour quoi me prends-tu ? J’en ai plus qu’assez de tes élucubrations de faux-pécheur. Si tu veux pleurer, hurler et te lamenter sur ton sort, ne te gène pas. Pleure, pleure sur nos filles dont le sang a coulé, et profites-en également pour culpabiliser lorsqu’elles t’auront fait le reproche d’avoir tué pour les venger, mais aussi celui de les considérer encore comme des enfants. Certes elles ne sont plus à nos côtés, certes elles nous ont été prises, mais si jamais un jour elles avaient décidé d’épouser un dieu, les en aurais-tu dissuadé sous prétexte qu’elles ne seraient plus aux côtés de leur Père ? Tu critiques l’égoïsme de Cronos, mais tu es toi-même égoïste et en plus tu sous-estimes nos filles… Qui aiment pourtant leur progéniture, nos petits-enfants, qui les protègent avec amour… »

J’exerçai une pression un peu plus importante sur son cou, ma lame était devenue froide comme de la glace, aussi froide que je l’étais. Mon teint était devenu encore plus blanc, faisant ressortir le rouge de mes yeux et le rose de mes lèvres… Mon cosmos nocturne et lunaire agissait sur mon corps, toutes mes douces pensées s’en étaient allés, laissant place à une Titanide au cœur de pierre, impitoyable et inflexible. Je retenais ma colère ; mes colères étaient rares et terribles, Mnémosyne elle-même le savait très bien… Je redressai avec raideur ma tête, j’allais maintenant répondre à la dernière réplique qu’il m’avait donnée :

« Et maintenant, pleure Coeos, pleure pour avoir insulté celle qui était venue autrefois vers toi car elle t’aimait. Pleure pour avoir insulté la mère de celles que tu veux venger… Si ta vengeance passe avant notre amour, alors qu’il en soit ainsi. Reste seul, si tu ne veux plus de mon affection. Je ne reconnais plus le Dieu que j’ai épousé, vers qui je suis toujours allée… Je me sens comme une intruse ici et dans ton cœur désormais, je vais m’en retourner dans mon domaine. »

Je relâchai le deuxième Fauchon, sur la lame de celui-ci était apparu en grec : « Amour ». Je me relevai, pivotant sur moi-même pour me diriger en direction des portes du Temple. Au fur et à mesure que j’avançais, la Sôma qui lévitait se fracturait, l’inscription que j’y avais faite se fractionnait petit à petit… Ce n’était plus un amour, mais un adieu… Je soufflai glacialement en retirant ma Sôma, révélant ainsi mon corps nu, masqué par mes cheveux :

« Adieu… »

Mon cosmos vint envelopper mon corps de marbre d'un voile de ténèbres. Je levai mon bras gauche, armé du Fauchon sacré, je m'apprêtais à fendre les portes pour m'en aller…
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MessageSujet: Re: Puisqu'il faut en arriver là... [Flashback Phoebe]   Mer 3 Aoû - 18:13

!!PHOEBE!!


Le hurlement de Coeos se fit entendre dans tout le labyrinthe, son dunamis gronda comme lorsqu'il entrait en guerre, son esprit se faisait violence à lui même. Et il se releva, il ne la perdrait pas elle, il avait déjà perdu ses enfants, il n'aurait pas cette faute et ce remord en plus dans son esprit. La faiblesse d'un titan n'a d'égale que sa rage et oui il se relève, oh Coeos, oh magnifique Coeos, glorieux Coeos. Il se lève dans la douleur, dans les larmes, car lorsqu’un titan pleure, lorsque Coeos pleur, son temple raisonne d'une étrange mélodie, douce mélopée chantée par le passé par ses magnifique fille, dernier écho de leur présence en ces lieux. Il se relève dans sa splendeur, dans le guerrier qu'il ait, dans le penseur qu'il reste, dans l'amant qu'il demeure, dans le père qu'il a été, il renait des cendre, tout comme sa forge sur laquelle il frappe de toutes ses forces. Quiconque serait en sa présence tremblerait de peur, car nul ne sait où peut le conduire ce chagrin, cet état d'esprit.

Il ne veut pas voir leurs cœur se séparer, il doit lui prouver ce qu'il ressent, mais il ne peut pas le dire avec des mots. Oh Phoebe ne vois tu pas sa douleur? Et pourtant il ne te laisse pas sortir. La forge rougeoit de haine, de colère, mais aussi d'amour. Phoebe le nom que tu y a gravé s'envole, il ne veut pas de toi en tant que souvenir, il te veut toi en tant que femme, en tant que mère de ses enfants, en tant que bouclier contre sa propre haine, en tant que flèche capable de transpercer son cœur.
Les flammes semblent devenir folles, Coeos les maîtrises, il les plient à sa volonté, vois Phoebe, vois le spectacle que t'offre le titan, vois la danse magistral du forgeron, du titan, du véritable maître du foudre. Par sa seule volonté la matière lui obéit, il forge avec ses mains, avec son esprit avec son amour.

De ces flammes salvatrice il fait renaitre sa sôma en une seule rapière qui se dirige vers toi phoebe, frappant la porte que tu t'apprêtais à franchir et sur celle ci au contact du cosmos du titan tu peux le voir, tu peux voir qu'à l'intérieur de cette arme/armure à l'emplacement même du cœur de ton époux est gravé ton nom. Ton nom qui brule à nouveau, toi seule peut calmer cette colère et cette haine Phoebe, vois, vois la beauté de Coeos le titan, celui que tu as tant aimé. Vois sur cette porte se graver vos deux symbole, ressortir entrelacés, pour qu'à jamais vous ne faisiez qu'un. Il n peut t'offrir autre chose.

Il te regarde sa colère n'est plus à présent, son corps est encore faible de sa réincarnation, il ne porte plus aucun vêtement désormais, tous consumés dans sa haine. Il hait encore, il haïra toujours, mais il t'aimera et protégera celle qu'il aime. Il se fera bouclier de son dernier joyaux. Tu le vois désormais Phoebe, il s'écroule sur le sol, de fatigue, d'amour, de honte, il s'écroule, mais il reste sur ses genoux, son corps refuse d'abandonner. Que vas tu faire Titanide? Vas tu le laisser ou l'aimer?...
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MessageSujet: Re: Puisqu'il faut en arriver là... [Flashback Phoebe]   Ven 5 Aoû - 23:17

L'arme sacrée que je brandissais fièrement brillait d'une noirceur sélénite, elle hurlait de fureur et de colère, elle reflétait ce que je cachais tout au fond de mon cœur… Elle voulait tuer, tuer mon désespoir, or elle savait pertinemment que cela n'était pas possible… Je m'en retournerai donc dans mon Temple, loin de celui de Coeos, qui, furieux, avait craché sur notre amour, sur mon amour, sur moi. J'étais une Titanide en colère, une déesse, une épouse, une mère blessée dans sa fierté et qui, pour sauver le peu d'honneur qui restait en elle, se refusait de porter la main sur son mari. Oui Titan, c'était le cœur de ta femme que tu t'apprêtais à perdre, et tu savais à quel point la Brillante était impitoyable, aussi bien avec ses ennemis qu'avec ses proches… Ce n'était pas seulement pour partir de ta demeure que je brandissais le terrible Fauchon, c'était également pour trancher notre histoire, pour déchirer nos cœurs une fois pour toutes afin qu'à l'avenir ce passé soit supportable. Ma lame s'affûtait grâce à mon cosmos, mes yeux se firent plus écarlates, lorsque soudain, un cri… Non, un hurlement, un rugissement désespéré s'éleva dans le Temple, je me cabrai non seulement à cause de sa puissance, mais aussi à cause des émotions qu'il portait, d'autant plus que j'étais la concernée… La bâtisse elle-même refléta le mal du Maître des lieux, dans ses murs résonnait les mélodies tant chantées par nos filles, nos adorables filles… Les larmes refusaient de monter, seule ma voix portait mon émotion ; je murmurai :

« Léto… Astéria… »

J'abaissai mon bras courroucé, je sentais toute la puissance de mon époux autour de moi. Il refusait de me laisser partir, sa demeure serait ma prison… Il avait compris. Il avait choisi. J'avais entendu le fourneau se rallumer, les flammes chantaient et dansaient, leur chaleur se répandait dans tout le domaine, elles l'éclairaient d'une lumière vive et chatoyante… Lentement, je pivotai sur moi-même, je questionnais la Terre de mon cosmos… Elle me conseillait de baisser ma garde, malgré l'état du Créateur, elle m'indiquait que je devais faire confiance à notre amour, avant de se taire, volontairement.Je ne disais rien moi non plus, je voyais simplement mon époux en larmes, mon cœur s'était serré malgré ma rancœur, or je ne manifestai rien. J'avouai ne pas comprendre les paroles de la Terre… Elle parlait de mon amour, mais existait-il encore ? Je n'étais pas un être crédule, j'avais besoin de preuves… Coeos devrait faire cet effort s'il voulait me garder… Il s'exécuta, il le savait, il ne me connaissait que trop bien. Je m'attendais à des paroles, à la place des mots je vis surgir une Rapière de la forge, l'arme originelle, présent de Gaïa en personne… Les flammes avaient avalé mon œuvre, où j'avais gravé mon nom… Qu'est-ce que cela signifiait ? Vivement la Rapière s'envola vers moi, elle ne me visait point, elle alla se planter dans les portes. L'imposante arme portait désormais mon nom, situé à l'endroit du coeur lorsqu'elle quittait sa forme totem. Au contact des portes, la lame libéra du cosmos, elle représentait nos emblèmes tendrement entrelacés. Je ne pus retenir :

« Coeos… »

Nous échangions des regards… Le mien affichait ma compréhension, le sien était plus calme, mais aussi plus vide… Lentement mais sûrement, il tomba à genou, son corps nu comme son visage reflétait sa fatigue… Il était à bout. C'était à moi d'intervenir. Je comprenais maintenant le message de la Terre. D'un pas léger mais rapide, je me dirigeai vers Coeos… Mes cheveux voletaient derrière moi, mon cosmos se répandait à chacun de mes pas. Arrivée face à lui, je m'agenouillai, gracieusement ; j'étais nue moi aussi, je lui offrais la vue de mes tatouages toujours aussi mystérieux, de mon corps divin qui n'appartenait qu'à lui, et qui avait porté nos filles. Je lâchai ma Sôma, je pris le visage de mon époux entre mes mains. J'essuyai délicatement ses larmes ; moi je ne versais aucune larmes, mes yeux brillaient d'amour et de compréhension… Je ramenai un peu plus mon corps contre le sien, j'en frissonnais, j'avais oublié à quel point ce toucher était agréable… J'aimais sentir ses muscles contre moi, je me sentais précieuse et en sécurité… Je lui offris un sourire tendre et sincère avant de l'entourer de mes bras. Je le soutenais, je le gardais près de moi… Je blottis ma tête dans son cou, je le caressais avec douceur. De mes lèvres s'envolèrent ces mots :


« De toutes les femmes je suis la plus comblée en amour…En te regardant dans les yeux je vois tout un monde s'ouvrir, le nôtre… Tu m'as acceptée en temps qu'épouse, tu m'as rendue mère… Je t'aime, et je serai à jamais tienne… Ne doute jamais de mon amour, ne le rejette plus jamais… Je suis faite pour aimer et protéger, or je le fais difficilement… Sauf avec toi… Que serait la Lune sans une Voûte Céleste étoilée ? »

Je relevai la tête afin d'unir mes lèvres aux siennes… Je l'aimais, oui je l'aimais si fort… Nous étions faits l'un pour l'autre, et je ne veux appartenir qu'à un seul être : Coeos, mon époux…
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MessageSujet: Re: Puisqu'il faut en arriver là... [Flashback Phoebe]   Sam 6 Aoû - 18:06

"Phoebe..."

La voix de ton époux est si faible Phoebe, lui le titan de la voute céleste, sur ses joue se déversent l'immensité noire du cosmos, le néant n'a aucun couleur, il n'est que noir et c'est la couleur des larmes de ton époux, le bleu de l'ichor a laissé place au noir du néant. Mais il sent ta peau contre la sienne, il sent que tu n'es pas partis, oh douce Phoebe entendant le chant d'amour qu'entonne le cœur de Coeos pour toi, entends le battre, il n'y a plus de marteau, plus de forge, ce son, c'est celui de son amour. Le reconnais tu à présent, oh tant aimée Phoebe?
Tout autour de vous tu entends ces voix Phoebe, Coeos aussi, les deux amants peuvent entendre les voix de leurs filles enregistré à jamais dans le marbre du temple, comme si leurs esprits virevoltaient autour de voustels des fantômes apaisant les coeur, reliant les corps.
Coeos est encore faible, son corps est marqué par les efforts qu'il a fournit, mais derrière lui les forges se calment pour n'émettre qu'une douce lumière tamisée, une chaleur qui enveloppe le couple pour les mener vers un paradis qu'ils ne connaissent plus. Mais ils se moquent bien de tout paradis, Coeos est au paradis à chaque fois qu'il est avec Phoebe entre ses mains.
Ces millénaires de séparation n'ont pas atteint leur amour, mais Zeus a faillit les séparer, pour cela aussi le titan lui fera payer. Mais pour le moment il n'y a plus de haine, trop longue fut l'absence, comment supporter de ne pas se toucher? Comment supporter de ne pas s'unir? Comment supporter de ne pas entendre le son de la voix de l'être aimé? Coeos a faillit y perdre ses esprits, lui le sage, lui le penseur, a faillit perdre la raison.

Mais sa main désormais vient délicatement toucher la joue de Phoebe, tendresse, amour, les retrouvailles. Coeos ne sait pas aussi bien chanter l'amour que certains de ses frères. Mais cette caresse sur cette joue alors qu'il garde les yeux fermés, alors qu'il resserre le corps de Phoebe contre le sien, alors que sa respiration est encore faible, presque haletante, cette caresse est ce qu'il peut lui offrir de mieux en entendant les mots de sa bien aimée il ne dit rien, il se contente de resserrer son corps contre le sien, ses doigts parcourent machinalement les tatouage de sa femme qu'il connait par cœur. Chaque courbe est dessiné par les doigts délicats et les mains puissantes du titan.

Alors que Phoebe reçoit le baiser qu'elle est venue cherché, alors que les lèvres de Coeos dont l'ichor coule encore rencontre après tant de millénaire d'absence celles de sa bien aimée, d'un geste de la main les portes du temple se ferme. Ce n'est plus une prison, plus une forge, c'est leur paradis qui commence à les entourer. Le titan invoque une voute céleste qui vient entièrement les entourer, il n'y a plus de haut ni de bas, de gauche ou de droite, ils sont tous les deux au milieu de l'immensité de l'univers. Sont ils encore sur terre? Est ce une illusion? Coeos seul le sait, il sait qu'il l'a emmené loin de la terre, loin des souffrances et des larmes. Ils tiennent dans l'univers, eux créateurs et créatures. Ce cocon forgé par l'amant de Phoebe en personne...

"Il ne me reste que toi... rien ni personne ne t'arrachera à moi. Ma sœur, mon épouse, mon amante, mère de mes enfants, je n'oublierai pas les dons que tu m'as fais, tu as fais de moi un père, un mari et un amant comblé pendant des millénaires, désormais réitérons notre union, je te fais à nouveau la promesse, ô Phoebe, de n'avoir que toi, de n'aimer que toi, de ne donner mon corps qu'à toi..."

Ouvrant ses yeux à nouveau il les plongea dans ceux de son épouse, et d'une main il invoqua deux poussières d'étoiles qui vinrent se loger dans le creux de sa main. Durant quelques seconde, il joua avec les façonnant; il en ressortit deux magnifiques alliances qui semblait totalement immatérielle. C'est son cosmos et l'esprit de l'univers qu'il y avait insufflé. il prit l'annulaire de Phoebe et lui passa le premier anneau...

"L'un pour l'autre, l'un à l'autre, pour des siècles et des siècles..."

Il pencha sa tête en avant et pour la première fois depuis son retour, il prit al décision de l'embrasser avec une délicatesse que le reste de son corps ne laisser pas envisager...
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MessageSujet: Re: Puisqu'il faut en arriver là... [Flashback Phoebe]   Dim 7 Aoû - 17:54

Coeos était diablement affaibli, je lui servais de soutien. J'aurais pu aisément le retenir par la pensée, mais je préférais le contact physique… Tant de temps avait passé sans que nous ne puissions nous voir, nous sentir, nous toucher… Je savourais le contact de son corps, de ses muscles ; je sentais son cœur battre contre ma poitrine opulente… Ce n'étaient plus des battements haineux, coléreux, mais des battements harmonieux, mélodiques. Mes mains blanches caressaient son corps chaud, musclé et cicatrisé, mes yeux étaient fermés, mes oreilles se délectaient des chants de nos filles, qui imbibaient les murs de leurs notes. Le divin me rend mes caresses avec encore plus de délicatesse que celles que je lui prodiguais, il avait débuté sur ma joue rougie, il redessina ensuite mes tatouages variables et mes courbes de ses mains aimantes. Il me faisait frissonner, j'aimais cela… Nos corps nus étaient collés l'un contre l'autre, nous nous embrassions avec tant d'amour… Soudain je ne sentis plus le sol sous mes jambes, mais un vide irréel, je rouvris les yeux… J'étais toujours dans les bras de mon époux, il nous avait entourés d'un ciel, d'un univers tout étoilé, notre œuvre à nous… Je souris, fascinée par ce monde stellaire… Coeos parla alors, je n'en perdis pas un parole… Il me déclarait son amour, il contait ce que j'avais fait pour lui et me décrivait ce que j'étais à ses yeux… J'étais sa déesse, sa femme, sa raison de vivre… Timidement, les joues rougies, je murmurai son nom :

« Coeos… »

Il plongea ses magnifiques yeux dans les miens, je me sentis troublée, de nouveau je frissonnai. Je ne pouvais plus me détacher de ces yeux divins, envoûtants, j'étais sienne, rien qu'à lui… Mon corps voulait fusionner avec le sien, mes lèvres voulaient s'unir aux siennes… Aucun autre homme ne parvenait à mettre dans cette situation de faiblesse, seul Coeos savait me toucher au cœur… Je parvins à détacher mes yeux des siens lorsqu'il prit ma main gauche pour y glisser une bague, aussi magnifique qu'irréelle, je sentais le cosmos du Titan y circuler, j'y sentais son amour… Il me récita ses vœux de mariage, avant de venir, de lui-même poser ses lèvres contre les miennes... Il m'embrassait avec tant de délicatesse… Je lui rendais ce baiser, glissant ma main dans la sienne, dans celle qui contenait le second anneau, afin d'extraire celui-ci avec une douce discrétion. Je retirai quelque peu mon visage du sien, disjoignant nos lèvres. Je pris alors sa main gauche, si forte mais si protectrice, et à l'instar de Coeos, j'y glissai l'anneau, dans lequel mon cosmos avait incrusté des éclats sélénites. Je portai ensuite cette main à ma bouche, j'y déposai un baiser avant de déclarer :

« L'un pour l'autre, l'un à l'autre, pour l'éternité… Mon amour n'a jamais failli et ne faillira jamais… Je t'aime, ô toi mon époux, mon dieu… »

Je revins contre lui, tout contre lui, j'emmêlai mon corps au sien, de toutes les façons possibles… Le temps n'était plus aux mots mais aux gestes… Nous étions deux Titans qui s'aimaient dans le vaste univers que nous gouvernions autrefois et que nous avons façonné de nos mains. Je retenais Coeos, je l'avais fait prisonnier de mon corps, je ne le laisserais plus s'en aller, personne ne me l'arracherait, pas même Zeus… Nous étions faits l'un pour l'autre, et je ne voulais pas que cette union divine cesse… Ô mon époux, je t'aime, il n'existe pas de mots assez forts pour exprimer mes sentiments… Savoure donc avec moi notre étreinte, notre amour… Je le veux. De temps à autres, je lui glissais :


« Je t'aime… »
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MessageSujet: Re: Puisqu'il faut en arriver là... [Flashback Phoebe]   Mer 10 Aoû - 21:04

Oh Phoebe, sens tu le coeur de ton amant battre lorsque le bijou que tu lui offre franchit son doigt? Sens tu la puissance et Coeos revenir, sa fatigue le quitter, le désir monter en lui. Il te désir Phoebe, il t'aime comme il n'en n'aimera jamais une autre. Il glisse ses mains autour de ton corps, ses lèvres contre les siennes, lui volant un de ses baisés que l'on ne peut pas refuser, un échange dans lequel on ressent l'amour apssé, l'amour présent et l'amour futur. Lorsqu'ils unirent leurs corps, Coeos joignit sa main à celle de Phoebe, leurs anneaux se mêlèrent l'un à l'autre et avec la magie de l'époux de la titanide, entourant les deux amant d'une chaleur irréelle, comme si la forge de Coeos les entourait, mais ce feu n'était nourrit que de son amour et de son désir pour sa femme. Il l'embrassait, caressait chaque parcelle de son corps si désiré pendant des milliers d'années, tellement rêvé qu'il ne voulait perdre aucun moment de cet instant magnifique. Il se releva, emportant Phoebe dans son élan, la soulevant du sol, gardant les jambes de la titanide autour de sa taille il regarda le ciel et pointa dans l'immensité de la galaxie son anneau chargé de cosmos.
Ils étaient les maîtres de ce monde, de l'univers tout entier, chaque étoile, chaque galaxie, chaque poussière stéllaire pouvait répondaient à leur commandement. Le verbe divin des Titan n'avait pas d'égal en ce monde, leur ichor, leur dunamis, même les Dieux de l'Olympe n'en possédaient pas de plus puissant. De son anneau sortit son cosmos qui se répandit aux 4 coins de la voie lacté qui fut parsemée de milliers de comète, une pluie d'étoiles filantes, voilà ce qu'il offrait à Phoebe alors qu'il restaient unis l'un à l'autre, dévorant amoureusement leur passion. Deux puissance s'unissant, capable de faire naître une étoile ou de détruire un monde. Nul ne sait combien de temps dura la pluie d'étoile filante, mais durant tout se temps l'un et l'autre profitèrent du corps et de l'amour de son partenaire.

Il n'y avait ni limite ni raison de honte, ils étaient ceux qui façonnaient les règles, ceux qui avaient créés les hommes, les Dieux. Ils étaient les fils et filles de la Terre, amant et gérant de l'ordre universel. Lorsque les deux amants eurent fini, plus par décision mutuelle que par réelle fin d'une envie quelconque, Coeos prit Phoebe tout contre lui, leurs corps étaient chauds, transpirant de retrouvailles dont ils ne voulaient jamais voir la fin.

Le titan redressa le menton de Phoebe et la regarda avec des yeux de désir, d'amour et d'envie. Il n'avait pas oublié ses filles, mais il avait retrouvé sa femme et sur son visage était désormais un délicat sourire, même si au fond de son regard était encore cette mélancolie qui ne le quitterai jamais. Mais il dégagea une mèche dans les yeux de sa bien aimée.


"Il est temps, ma douce Pheobe, de te rendre ton monde..."

Par sa seule volonté, Coeos invoqua deux planète, des mondes dispersés dans la galaxie, chaque titan régnait sur une planète et des milliards de vie qui étaient prêtes à se sacrifier pour eux lors du combat. Cependant celui-qui-sait n'avait jamais sacrifié une seule vie, il régnait sur sa planète en maître incontesté mais Juste. Les planètes sur son ordre devinrent miniatures et vinrent se glisser dans les deux anneaux. Ils étaient de nouveau liés, de nouveau totalement amant. Dans le bas ventre de Phoebe germerait peut être un nouvel avenir pour les titans, pour le moment, Coeos fit glisser sa bien aimée sur le dos et dévora lentement chacune des parties de son corps et pour la première fois il lui murmura...

"Je t'aime"
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MessageSujet: Re: Puisqu'il faut en arriver là... [Flashback Phoebe]   Jeu 11 Aoû - 15:08

Coeos, doux Coeos…. Je t'avais enfin retrouvé tel que je te connaissais… Je sentais ton cœur immortel battre pour moi, tu ne disais rien mais je te sentais jubiler intérieurement de voir mon amour pour toi se concrétiser, s'extérioriser… Tu avais rejeté mes sentiments, j'avais de ce fait douté des tiens, or ce que nous étions en train de vivre, ce que tu m'offrais, me confirmaient que nous n'aurions pas du. Malgré la chaleur de ton cosmos amoureux, tu parvenais toujours à me faire frissonner d'envie… Tu rivalisais d'imagination pour m'offrir les plus beaux spectacles, tu m'avais emportée avec toi, me tenant solidement, m'offrant une danse de comètes, que je pouvais apercevoir dans toute l'étendue infinie de l'Univers. C'était ton œuvre et ton pouvoir, tu étais la Voûte Céleste… Et même si j'étais moi-même une créatrice, jamais mes œuvres n'auraient la beauté des tiennes… Plutôt que de t'offrir ce genre de féeries fantastiques et qui de ma main seraient imparfaites, je te donnais tout mon amour, je me donnais toute entière à toi… Je n'étais sans doute pas la plus belle et la plus réussie des créations de Gaïa, mais j'étais la Titanide que tu avais choisie et toi le Titan dont j'avais pris le cœur. Nous étions faits l'un pour l'autre, nous étions faits pour nous aimer. Je ne voyais pas le temps défiler lorsque j'étais dans tes bras, lorsque nous nous honorions mutuellement, j'étais uniquement axée sur toi, sur ton corps, sur tout l'amour que tu m'offrais. J'étais tienne et tu étais mien…

Une fois notre union corporelle achevée, il me garda contre lui, nous étions tous deux brûlants, transpirants, je haletais doucement en contemplant le visage si doux et si aimant de mon époux, qui avait soulevé mon menton. Il dégagea une mèche rebelle masquant mon regard rubis, je pouvais distinguer plus précisément tout l'éclat désireux et envieux qui résidait dans son regard, désormais ancré par la mélancolie, la nostalgie, c'étaient les yeux du père qui avait perdu ses enfants… Je savais que rien, pas même moi, ne parviendrait à effacer cette tristesse perpétuelle, j'étais moi-même affectée par cette perte, mais je m'efforçais de ne rien en montrer, j'étais quelqu'un de mystérieux ; je prenais toujours sur moi pour soutenir mon époux et ma fratrie… Malgré cela, actuellement, il me souriait, j'étais au centre de son attention, je me sentais être redevenue sa femme, sa reine, sa déesse à laquelle il était tant attaché… Il me glissa ensuite qu'il me rendrait mon monde, ma planète… De part sa main et sa volonté d'artiste, nos mondes respectifs se retrouvèrent réduits et injectés dans nos anneaux… Sans même que je ne puisse faire un geste, Coeos avait uni son corps au mien, une nouvelle fois il voulait m'adorer, je lui souris, me laissant volontiers faire… Mes cordes vocales vibraient parfois joyeusement lorsqu'il s'attaquait aux zones sensibles, et pour la première fois depuis nos retrouvailles, il me déclara son amour par ces simples mots forts de sens : je t'aime… J'en eus presque les larmes aux yeux, d'une voix douce et tremblante de plaisir je lui répondis :


« Ô Coeos, divin entre tous, tes mots d'amour emplis de sincérité me comblent de bonheur… Mon cœur ne bat que pour toi… »

Je joignis mes caresses et mes mouvements aux siens, perfectionnant un peu plus cette harmonie corporelle que nos sens engendraient… Nous étions fous l'un de l'autre, nous ne voulions pour rien au monde interrompre cet instant conjugal… Personne, pas même un Dieu, ne le pourrait, nous étions dans notre royaume à nous, nos cosmos comme nos corps s'étaient mélangés. C'était incomparable. Cette alchimie indescriptible dura, dura… J'avais perdu la notion du temps. Je m'étais laissée submergée par cette vague d'amour platonique mais également ouranien. Une interrogation surgit alors soudainement dans mon esprit :

« Comment réagirais-tu, mon époux, si de nouveau je te rendais père ? … »
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MessageSujet: Re: Puisqu'il faut en arriver là... [Flashback Phoebe]   

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Puisqu'il faut en arriver là... [Flashback Phoebe]
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